On s'est dit qu'on allait poster une ultime fois. Figurez-vous qu'après un détour par Madrid (où on a été accueillis par un ami qui tient une petite boutique spécialisée)
on a eu le bonheur total de vous retrouver tous à l'aéroport, nous accueillant après 9 mois de balade avec du bon vin et du fromage !
Bon, maintenant, on peut vous le dire : ça nous a mis un choc, vu qu'on ne s'y attendait vraiment pas... Une émotion nerveuse, sans blague...
Cela fait maintenant plus de 6 mois qu'on est rentré et, on va pas se mentir, retourner à la vie sédentaire a été franchement difficile. Des hauts et des bas pour tous les deux. On est aujourd'hui installé dans une jolie petite maison de brique rouge au bord du canal du midi, on a repris le chemin du boulot et du quotidien...
On a retrouvé Roger, qui ne nous avait pas oublié (ni l'emplacement des croquettes) !
On a à peine commencé à classer les photos et monter la vidéo du voyage. Il a fallut se réhabituer à être immobiles, à se racheter des choses, à accepter que certains jours, le quotidien n'a rien d'extraordinaire. On est franchement content d'être de retour, mais on a cette expérience en nous, parfois, on a même du mal à en parler, à poser réellement des mots sur des sensations, des impressions, des souvenirs si denses...
Du coup, on a mis toutes nos photos commentées en ligne ! Si vous voulez nous voir à travers la planète, vous trouverez une page, en haut à droite, intitulée : Les photos ! Il n'y a qu'à suivre les liens...
Allez, on va finir façon Césars, en remerciant tous les gens merveilleux qu'on a rencontré dans notre voyage...
Merci mille fois à Kenichi pour son formidable accueil à Tokyo, merci à Martine et Mélanie du café Culico pour la balade dans la forêt à Kamakura, merci au grand père de Kyoto et son amour de Maupassant...
Merci à Yves et sa femme et toute l'équipe de la Garden Guesthouse à Kathmandou, merci pour le foie gras des trekkeurs du sud ouest, merci à Sylvie pour la bière et les bons conseils népalais... Merci aux voyageurs de passage (américains, hollandais, népalais) et à la famille de l'auberge du bout du monde à Dulikhel (spéciale dédicace à Mickaël), merci pour les pancakes sur le toit, à l'aube, en regardant les crêtes de l'Himalaya.
Merci pour la balade en taxi avec les deux anglais dont on a oublié le nom, sur une route rouge défoncée dans la nuit, entre Poipet (Thailande) et Siemreap (Cambodge)... Merci à Richard et son tuk tuk magique pour le rêve d'Angkor, les rades où l'on regarde du free-fight, le marché pour acheter des caleçons et les "Alain Delon". Merci à Lionel et à l'australien pour la bonne soirée dans le verger d'Anh Binh, au milieu du delta du Mékong. Merci mile fois à Christian pour avoir partagé avec nous le temps bloqué à Saigon, les discussions et les balades entre les bagnoles et les millions de motos pétaradantes... Merci au monsieur qui nous a offert le "pho" dans ce hangar qui servait de cantine.
Merci à Cyril et Elo pour le calme, le luxe, la volupté, les coconut shake et les Singha beers ! Merci à Mister "Same same but different" et son collègue de Bristol pour le barbecue de barracuda alors qu'on errait sur la plage de Ko Tao sans savoir où manger. Merci aux suédois pour la bonne soirée à parler d'Elmander...
Merci à ce couple suisse pour la parlote pendant les deux jours où l'on a descendu le Mékong sur les bancs de bois du bateau, en regardant les rives incroyables du Laos.
Merci à Kay pour l'appart du bayou à Cairns (Australie) pour tous les conseils et le chat squatteur. Merci à toute l'équipe du Santa Maria pour le rêve de la grande barrière de corail, pour le Chardonnay, les requins et les étoiles filantes de l'hémisphère sud.
Mille fois merci à Tania et Gabrielle pour les tuyaux hawaïens ! Merci pour les mochis, la plage aux tortues géantes, le trip absolu du kayak avec les dauphins et l'éruption volcanique en soirée ! Merci à tous les gens qui nous ont remis sur la bonne voie dans l'ouest américain, le shériff de la sierra névada, l'incroyable Carlos qui nous a mis les chaînes sous la neige alors qu'on était comme deux truffes au bord de la route. Merci à tous les inconnus de la nuit new-yorkaise. Merci à Jérémie et sa femme pour la bringue dans le lower east side.
Merci à Yves de Paraty pour les crèpes, l'apéro et tous les bons conseils, merci à Georges, l'aventurier japonais et la balade dans les eaux vertes tropicales du Brésil. Merci à Carpette et au colibri pour la compagnie. Merci à Claude d'Ilha grande pour le paradis terrestre. Merci à Julien et Marianne à Rio, merci pour l'apéro entre frenchies. Merci au chercheur d'or pour le cristal de roche, merci au gardien de consigne francophile dans cette gare routière paumée au milieu du Minas Gerais. Merci à Mario, l'argentin de Foz de Iguaçu (Viva Diego !), pour tous les bons conseils. Merci mille fois à Juliano et Anna pour avoir fait les traducteurs sur l'île sauvage du miel...
Merci au vieux monsieur de Buenos Aires pour avoir réparé notre appareil photo sans nous arnaquer ! Merci au capitaine du bateau pour la balade sur le canal de Beagle, merci au barbu de Punta Arenas, merci aux chiliens complètement tarés pour la rigolade à l'estancia des pingouinos. Merci aux compagnons de marche du Torres del Paine, Raphaël le chilien, Michèle et William les brésiliens, Matt le californien. Merci à la cerveceria d'El Chalten pour nous avoir sauvé de la déprime ! Merci à Marie et Bertrand pour la journée à El Calafate.
Merci à Frédéric, à Lima, pour nous avoir traîné dans les marchés sans touristes où tu bois des décoctions de plantes amazonniennes. Merci à nos compagnons de route du canyon de Colca. Merci mille fois à Olga et sa maman pour le bonheur total et paisible d'Amantani, au beau milieu du lac Titicaca. Merci à Chloé et Arnaud pour la joie de réentendre l'accent du sud ouest et tout le chemin passé ensemble. Merci à l'équipe du lounge de jungle, dans la selva amazonnienne pour cette expérience incroyable ! Merci à l'autrichienne du bout du monde, qui vit avec ses singes, ses fourmiliers et ses papillons à Iquitos. Merci à Colette et Mark pour le temps passé ensemble dans la chaos tropical de la villle.
Merci à vous tous, la famille, les amis, pour vos mots sur le blog, pour ne nous avoir pas oublié, pour nous avoir attendus, et parce que tout est finalement resté en place. On a reçu tellement d'amour pendant ces 9 mois, que c'en a été prodigieux...
On vous embrasse très fort !
Jules et Amélie

J'avais oublié, après ces mois patagons et ces dernières
semaines andines, à quel point j'adore les ambiances tropicales. Chaleur étouffante. Orages aussi brefs que violents. Tout le monde vit dehors. Les gens sont plus chauds. Il y a
cette nervosité dans l'air.
Le dernier touriste qui a voulu passer l'appareil-photo à travers
le grillage pour réaliser un joli cliché y a laissé un bout de la main...
Salut à tous et merci pour
vos commentaires (Nico, je t'adore) ! Voici la suite de nos aventures péruviennes, on vous embrasse très fort et on souhaite un bon anniversaire à Christelle et Camille !
Notre hotel (le Cricarlet) nous met en contact avec une
guide locale, l'adorable Olga, dont la maman vit sur Amantani, l'une des îles du lac. Nous voulions à tout prix éviter de débarquer en groupe de 50 à qui l'on sert du pseudo folklore. Parfait, on
part à 4 avec un jeune couple de français... du sud-ouest ! Dieu que c'est bon d'entendre l'accent ! Chloé et Arnaud, tellement excellents qu'on va faire un bout de route avec eux.
Le bus nous laisse dans cette dernière ville pour qu'on y
prenne le train (horriblement cher) qui mène à Agua Calientes, surnommé Macchu Pichu pueblo. De là, on comptait prendre un bus à l'aube pour avoir le site presque rien que pour nous... On
présente nos billets au militaire qui fait office de contrôleur avant d'embarquer... et on se fait virer comme des malpropres ! L'agence nous a fourgué des billets datés de la veille !
Quand je vous disais qu'on était en roue libre...
Invraisemblable que ce peuple qui ne connaissait pas
l'écriture n'est pas ressenti le besoin de sculpter la pierre, de peindre des récits. J'imagine un peuple de la parole. Un peuple bavard. Encore plus incroyable que les gens qui ont bâti cette
ville en haut d'une montagne (faut le voir pour réaliser l'exploit), cet empire qui s'étendaient de la Colombie au Chili ait pu être défait par quelques centaines de
soudards à cheval, les conquistadors.
On fait connaissance avec la ville pendant trois jours,
mangeant dans des gargotes pop, buvant d'étranges mixtures dans les marchés (des mélanges de fruits amazoniens, des décoctions de macca et de quinoa...) On se fait aussi des restos
scandaleusement cher (pour le pays) où l'on goûte au céviche, poisson cru mariné au citron vert et au piment.
Pour les voir, on prend un coucou flippant (un minuscule avion de 5 places) au
petit matin. Franchement, faut avoir l'estomac bien accroché... Je trouve le spectacle de ces dessins du désert incroyable pendant qu'Amélie passe le pire moment de son voyage. On est secoué de
gauche à droite (histoire que tout le monde voit bien) et de haut en bas avec les turbulences...
On se pose pour assister pendant plus d'une heure au vol
majestueux des condors. 15 kilos. 3 mètres d'envergure. Le tout se déplaçant avec une grâce vertigineuse. Un moment béni.
Ce pays est incroyable. Ses habitants superbes, adorables.
Souriants. Le tout nous évoque beaucoup le Népal (que nous avions adoré) avec plus de couleurs, plus de fêtes (on a assisté à des danses sur la place d'un village). On est rentré à Aréquipa
brisés de fatigue.
Nous vous avions laissés au retour d'El Chalten,
cette triste petite ville patagone, à quelques heures de prendre le bus pour Bariloche, 2000 kilomètres plus au nord. Avant d'embarquer, on a enfin bu le maté, cette boisson traditionnelle
dont sont fous les argentins. On les voit dans la rue, se balader avec un thermos pour avoir toujours du maté bien chaud sous la main...
Long tout de même. Le temps de sympathiser avec tes
compagnons de voyage. Incroyable le nombre de gens sur la route. Venant de partout et y retournant par tous les chemins possibles.
Après une nuit à Saint Martin de los Andes (et un caprice
pour manger une fondue au fromage) on a reprit la route pour longer ces 7 fameux lacs. On se lève avec la pluie. Un temps à ne pas mettre un cochon mexicain dehors.