Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /Fév /2010 12:02
Tordu tour du monde ? Kézaco ? A oui, le blog de balade d'Amélie et Jules, partis faire un petit tour...

On s'est dit qu'on allait poster une ultime fois. Figurez-vous qu'après un détour par Madrid (où on a été accueillis par un ami qui tient une petite boutique spécialisée)


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on a eu le bonheur total de vous retrouver tous à l'aéroport, nous accueillant après 9 mois de balade avec du bon vin et du fromage !

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Bon, maintenant, on peut vous le dire : ça nous a mis un choc, vu qu'on ne s'y attendait vraiment pas... Une émotion nerveuse, sans blague...


Cela fait maintenant plus de 6 mois qu'on est rentré et, on va pas se mentir, retourner à la vie sédentaire a été franchement difficile. Des hauts et des bas pour tous les deux. On est aujourd'hui installé dans une jolie petite maison de brique rouge au bord du canal du midi, on a repris le chemin du boulot et du quotidien...

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On a retrouvé Roger, qui ne nous avait pas oublié (ni l'emplacement des croquettes) !

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On a à peine commencé à classer les photos et monter la vidéo du voyage. Il a fallut se réhabituer à être immobiles, à se racheter des choses, à accepter que certains jours, le quotidien n'a rien d'extraordinaire. On est franchement content d'être de retour, mais on a cette expérience en nous, parfois, on a même du mal à en parler, à poser réellement des mots sur des sensations, des impressions, des souvenirs si denses...
Du coup, on a mis toutes nos photos commentées en ligne ! Si vous voulez nous voir à travers la planète, vous trouverez une page, en haut à droite, intitulée : Les photos ! Il n'y a qu'à suivre les liens...

Allez, on va finir façon Césars, en remerciant tous les gens merveilleux qu'on a rencontré dans notre voyage...

Merci mille fois à Kenichi pour son formidable accueil à Tokyo, merci à Martine et Mélanie du café Culico pour la balade dans la forêt à Kamakura, merci au grand père de Kyoto et son amour de Maupassant...

Merci à Yves et sa femme et toute l'équipe de la Garden Guesthouse à Kathmandou, merci pour le foie gras des trekkeurs du sud ouest, merci à Sylvie pour la bière et les bons conseils népalais... Merci aux voyageurs de passage (américains, hollandais, népalais) et à la famille de l'auberge du bout du monde à Dulikhel (spéciale dédicace à Mickaël), merci pour les pancakes sur le toit, à l'aube, en regardant les crêtes de l'Himalaya.

Merci pour la balade en taxi avec les deux anglais dont on a oublié le nom, sur une route rouge défoncée dans la nuit, entre Poipet (Thailande) et Siemreap (Cambodge)... Merci à Richard et son tuk tuk magique pour le rêve d'Angkor, les rades où l'on regarde du free-fight, le marché pour acheter des caleçons et les "Alain Delon". Merci à Lionel et à l'australien pour la bonne soirée dans le verger d'Anh Binh, au milieu du delta du Mékong. Merci mile fois à Christian pour avoir partagé avec nous le temps bloqué à Saigon, les discussions et les balades entre les bagnoles et les millions de motos pétaradantes... Merci au monsieur qui nous a offert le "pho" dans ce hangar qui servait de cantine.

Merci à Cyril et Elo pour le calme, le luxe, la volupté, les coconut shake et les Singha beers ! Merci à Mister "Same same but different" et son collègue de Bristol pour le barbecue de barracuda alors qu'on errait sur la plage de Ko Tao sans savoir où manger. Merci aux suédois pour la bonne soirée à parler d'Elmander...

Merci à ce couple suisse pour la parlote pendant les deux jours où l'on a descendu le Mékong sur les bancs de bois du bateau, en regardant les rives incroyables du Laos.

Merci à Kay pour l'appart du bayou à Cairns (Australie) pour tous les conseils et le chat squatteur. Merci à toute l'équipe du Santa Maria pour le rêve de la grande barrière de corail, pour le Chardonnay, les requins et les étoiles filantes de l'hémisphère sud.

Mille fois merci à Tania et Gabrielle pour les tuyaux hawaïens ! Merci pour les mochis, la plage aux tortues géantes, le trip absolu du kayak avec les dauphins et l'éruption volcanique en soirée ! Merci à tous les gens qui nous ont remis sur la bonne voie dans l'ouest américain, le shériff de la sierra névada, l'incroyable Carlos qui nous a mis les chaînes sous la neige alors qu'on était comme deux truffes au bord de la route. Merci à tous les inconnus de la nuit new-yorkaise. Merci à Jérémie et sa femme pour la bringue dans le lower east side.

Merci à Yves de Paraty pour les crèpes, l'apéro et tous les bons conseils, merci à Georges, l'aventurier japonais et la balade dans les eaux vertes tropicales du Brésil. Merci à Carpette et au colibri pour la compagnie. Merci à Claude d'Ilha grande pour le paradis terrestre. Merci à Julien et Marianne à Rio, merci pour l'apéro entre frenchies. Merci au chercheur d'or pour le cristal de roche, merci au gardien de consigne francophile dans cette gare routière paumée au milieu du Minas Gerais. Merci à Mario, l'argentin de Foz de Iguaçu (Viva Diego !), pour tous les bons conseils. Merci mille fois à Juliano et Anna pour avoir fait les traducteurs sur l'île sauvage du miel...

Merci au vieux monsieur de Buenos Aires pour avoir réparé notre appareil photo sans nous arnaquer ! Merci au capitaine du bateau pour la balade sur le canal de Beagle, merci au barbu de Punta Arenas, merci aux chiliens complètement tarés pour la rigolade à l'estancia des pingouinos. Merci aux compagnons de marche du Torres del Paine, Raphaël le chilien, Michèle et William les brésiliens, Matt le californien. Merci à la cerveceria d'El Chalten pour nous avoir sauvé de la déprime ! Merci à Marie et Bertrand pour la journée à El Calafate.

Merci à Frédéric, à Lima, pour nous avoir traîné dans les marchés sans touristes où tu bois des décoctions de plantes amazonniennes. Merci à nos compagnons de route du canyon de Colca. Merci mille fois à Olga et sa maman pour le bonheur total et paisible d'Amantani, au beau milieu du lac Titicaca. Merci à Chloé et Arnaud pour la joie de réentendre l'accent du sud ouest et tout le chemin passé ensemble. Merci à l'équipe du lounge de jungle, dans la selva amazonnienne pour cette expérience incroyable ! Merci à l'autrichienne du bout du monde, qui vit avec ses singes, ses fourmiliers et ses papillons à Iquitos. Merci à Colette et Mark pour le temps passé ensemble dans la chaos tropical de la villle.

Merci à vous tous, la famille, les amis, pour vos mots sur le blog, pour ne nous avoir pas oublié, pour nous avoir attendus, et parce que tout est finalement resté en place. On a reçu tellement d'amour pendant ces 9 mois, que c'en a été prodigieux...

On vous embrasse très fort !

Jules et Amélie

Par jules et amélie - Publié dans : Après...
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Mercredi 3 juin 2009 3 03 /06 /Juin /2009 21:56

Salut à tous !

Et voilà, fallait que ça arrive, voici venu le dernier post, le récit de nos ultimes aventures péruviennes... Une fois encore, merci mille fois de nous avoir accompagnés à travers ce voyage, de nous avoir fait rire, soutenus, de nous avoir montré que vous ne nous aviez pas oubliés à travers vos commentaires. Après chaque post, on était trop heureux d'ouvrir notre mail pour y lire vos petits mots de France. La France qu'on retrouve dans une petite semaine, incroyable... Allez, on vous en raconte une dernière fois...

A l'heure de quitter Cuzco, rebelote, grève et manif,  plus un seul taxi, caillasses jonchant le sol... un type nous embarque contre quelques nuevos soles, direction l'aéroport, slalomant, un fois encore, entre les restes des barricades qui jonchent le sol. Stress de rater notre correspondance, l'avion que nous devions prendre ayant été frappé par la foudre (et oui)... On nous fait attendre... devant une télé diffusant la finale de la ligue des champions ! (Intense satisfaction de regarder le match avec des anglais accablés par la défaite de Manchester...)

Après avoir couru comme des dératés dans l'aéroport de Lima, on finit par récupérer notre vol pour Iquitos. On s'envole enfin pour l'Amazonie, le coeur vert de la planète. On arrive avec la nuit. On a pris, pour cette ultime étape de notre voyage, l'option luxe : on va dormir dans un lodge de jungle, à 140 kilomètres d'Iquitos, en plein coeur de la forêt primaire...

On vient nous accueillir à l'aéroport et l'on nous conduit dans une ville moite, aux rideaux de fer baissés, dont des tessons de verre recouvrent le sol. Ici aussi, il y a eu des manifs, pour protester contre la pollution de l'Amazone par des sociétés pétrolières (tiens donc...)

J'avais oublié, après ces mois patagons et ces dernières semaines andines, à quel point j'adore les ambiances tropicales. Chaleur étouffante. Orages aussi brefs que violents. Tout le monde vit dehors. Les gens sont plus chauds. Il y a cette nervosité dans l'air.

Iquitos est une énorme ville de 500 000 habitants qu'aucune route n'atteint. Longée par l'Amazone, cette immense fleuve boueux qui va serpenter jusqu'à l'Atlantique. Partout, les tuk-tuk passent à fond la caisse, devant les maisons coloniales décrépies. Le Malecon, cette promenade de bord de fleuve, est envahie la nuit par les badauds, les gosses, les marchands de glaces et de ballons.


On descend l'Amazone pendant une matinée entière pour atteindre notre lodge, des cabanes sur pilotis, au bord du fleuve. Tout autour, la jungle dense et étouffante. De notre terrasse, dans le hamac, on voit plonger les Martin-pêcheurs, passer les hérons et chanter des piafs inconnus et colorés.






















C'est l'isolement parfait. On a un guide qu'on partage avec deux australiens et une new-yorkaise. Il n'y a ici que des anglo-saxons, le seul truc un peu pénible, c'est un lodge où l'on parle anglais. 
Personne ne répond à mon espagnol, bon. 

On ne se déplace qu'en bateau, allant de bras de rivière en lacs vaseux, accostant sur des bancs boueux.


Nos journées commencent vers 6h. On cherche à observer des animaux jusqu'au déjeuner. On y retourne l'après-midi, puis la nuit, balayant le fleuve avec de puissantes lampes, à la recherche du reflet d'une pupille dans les arbres ou dans les herbes hautes des rives. Dormir au milieu de ces bruissements, de ces cris, de toute cette vie grouillante, séparés uniquement par une moustiquaire clouée sur quelques planches de bois : le pied.

 

Marcher en file indienne dans la jungle, voilà une activité éprouvante. La chaleur y est étouffante (les lunettes d'Amélie se couvrent de buée). Il faut coller aux basques du guide qui se fraye un chemin à coup de machette. Faire gaffe à tout. Ne rien toucher. Ici une fourmi noire (énorme) te pique, tu pars pour deux jours de fièvre. Je marche sans faire attention sur le passage d'une armée de coupeuses de feuilles, ma botte est attaquée par tout un escadron, impressionnant.

 

On déloge serpents et tarentules... Les mêmes qu'on retrouve la nuit, sur les troncs des arbres (et dans la cuisine !).

 

 
























Filer sur l'eau, dans l'obscurité totale, les constellations inversées de l´hémisphère sud au-dessus de la tête, excités à l'idée d'apercevoir un boa, un caïman, un grand félin...

On aura bien vu quelques petits caïmans que les guides, des gars du village d'à côté, attrapent sans même arrêter le bateau, mais point de grands mammifères. Des singes aux yeux énormes, écarquillés et, un spectacle que nous avons adoré, la lente danse des paresseux le long des branches.


La végétation est extrêmement dense. Le tout noyé par les eaux, nous sommes à la fin de la saison des pluies. Les moustiques pullulent. Sur la cime des arbres, des perroquets, des rapaces, des piafs étranges (Hoatzin).





Je me baigne dans l'Amazone après que nous ayons observé (trop brièvement) des dauphins roses de rivière. Difformes, la peau vraiment rose bonbon, étranges.

On pêche des piranhas pour le déjeuner. Bon pour tout dire, avec Amélie, on nourrit les piranhas, puisqu'ils arrachent les morceaux de barbaque de nos hameçons sans qu'on en attrape un seul.


Par contre, Amélie sauve notre batelier, qui n'avait pas vu qu'il avait ça dans le dos, tombé d'on ne sait où...




























Jours passés à toute vitesse, géniale expérience d'immersion dans la jungle. Trop cher, une fortune... Mais il n'y a pas d'autre alternative si l'on cherche l'isolement à ce point dans la nature.

 

Après trois heures de speed boat, ralentissant à peine pour traverser des villages flottants, on retourne à la civilisation vociférante et polluée d'un samedi soir tropical à Iquitos, douchés par un monumental orage.

On a sympathisé avec un couple d'australiens, Colette et Mark (qui se baladent pendant 1 an en Amérique du Sud), et on va visiter avec eux le refuge qu'une autrichienne exilée a construit dans la jungle, récupérant des animaux orphelins, des singes capturés et abandonnés, faute d'acheteurs. Il y a une attitude à avoir sous ces latitudes, quand tu débarques dans des ports ou des marchés grouillants où les gringos sont rares. Avoir l'air très sûr de soi, de la direction qu'on prend, de ce qu'on veut et du prix qu'on est prêt à payer. Il y a toujours comme une menace légère dans l'air.

On se trouve une barque qui nous conduit à cette ferme, longeant des épaves de bateau, prenant de petits canaux. Et soudain, sautant d'un arbre, un passager clandestin débarque, faisant pousser à Colette des cris perçants qui semblent le réjouir...


Il saute partout, cherche à fouiller mon sac. La patronne de la ferme, une femme sèche et énergique qui marche pieds nus dans la boue vient à notre rencontre quand le bateau s'arrête. Le singe est l'un de ses locataires... On nous engueule presque d'avoir flippé devant ce doux minois (en gros plan)  :


Cet endroit ("la ferme des papillons") est un endroit magique. Dans toute la propriété, des volières immenses pour papillons (que la proprio étudie), des singes, des aras, des fourmiliers se baladent.






















Ici pas de cage, on est pas dans un zoo. J'aide à nourrir un tapir. Un fourmilier lape du lait comme un chat. Les singes sont à mourir de rire.



































En fait de cage, il y en a une, vaste, pour empêcher cet animal, une beauté totale, récupéré alors que sa mère avait été abattue, de bouffer tout ce qui se balade dans la ferme...

Le dernier touriste qui a voulu passer l'appareil-photo à travers le grillage pour réaliser un joli cliché y a laissé un bout de la main...

Superbe rencontre avec cette femme qui a lâché son pays et ses racines pour s'occuper d'animaux orphelins de la jungle. Ça fait réfléchir, non ?

Le lendemain, on part, toujours avec Colette et Mark, visiter le marché de Belen, quartier pauvre d'Iquitos. On se trouve vite un guide qui nous conduit dans ces dédales puants et grouillants, où l'on vend de tout, des tortues taillées en pièce, des herbes de la jungle, des os d'animaux...


 

 






















Notre "guide" nous fait monter sur une barque pour nous balader dans ce bidonville flottant qu'est Belen. Cabanes de bois pourrissantes sur des eaux croupies que l'on boit, dans lesquelles on se lave, on fait ses besoins, on joue...



Grande pauvreté et en même temps quelque chose comme une joie. Bars flottants dans lesquels, sur des sonos énormes, on se trémousse en écoutant Madonna. On nous offre des shots de vodka. Je me retrouve à fumer un cigare trempé dans du miel avec des gueules pas possibles qui nous observent. Il est 9 heures du mat. J'ai arrêté de fumer il y a 5 mois. Pourtant tu fais des sourires et faut avoir l'air sûr de soi.

Le guide nous présente sa famille. Entassés à 6 dans une cahute ouverte à tous les vents. Puis on file à l'école flottante, parce que c'est la récré et qu'il veut nous présenter ses filles... On lui achète des stylos pour les petits et on lui donne plus que prévu, comment faire autrement ?

 
On est retourné à Lima depuis hier. Aujourd'hui on a reconfirmé notre vol pour Madrid. On décolle demain soir (mon Saint Christophe, qui nous a protégés jusque là, nous fera faire la traversée sans encombre, on espère).

Mon Seb, on se voit après-demain, pas croyable !

Il nous tarde de vous retrouver, tous. On sera à Toulouse le 10 à 19h50, après 9 mois de voyage à travers la planète.

On espère que vous aurez eu autant de plaisir à lire notre blog que j'en aurais eu à l'écrire (même si j'aurais râlé et crisé un max dans les cyber-cafés du monde).

Mieux, on espère qu'on vous aura donné envie de voyager, de vous rapprocher du monde naturel, de voir comment ça vit, ailleurs.

On vous embrasse très fort, à très vite cette fois !

Jules et Amélie

Par jules et amélie - Publié dans : Pérou
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Mardi 26 mai 2009 2 26 /05 /Mai /2009 21:52

Salut à tous et merci pour vos commentaires (Nico, je t'adore) ! Voici la suite de nos aventures péruviennes, on vous embrasse très fort et on souhaite un bon anniversaire à Christelle et Camille !

D'Arequipa la blanche, on est partis à Puno la rouge, ville de brique où aucune maison ne semble achevé, nous rappelant une gigantesque favela brésilienne accrochée à la montagne, dominant les eaux vertes du lac Titicaca.

120 000 habitants. 3800 mètres d'altitude. La Bolivie quelque part au milieu du lac. Sur les hauteurs, des pumas et des condors en carton pâte regardent vers le large.
























Le centre ville se limite à une rue piétonne, deux places et une cathédrale devant laquelle on fait défiler les enfants au son des fanfares le dimanche. Pas mal de touristes alpagués par les marchandes de n'importe quoi, qui portent des jupes multiples et colorées et cachent des feuilles de coca sous leurs chapeau melon.

On visite les environs de la ville, découvrant sur les hauts plateaux andins un site funéraire battu par le vent, Sillustani, des tombes massives qui rendent ma boussole folle quand on l'approche.

Notre hotel (le Cricarlet) nous met en contact avec une guide locale, l'adorable Olga, dont la maman vit sur Amantani, l'une des îles du lac. Nous voulions à tout prix éviter de débarquer en groupe de 50 à qui l'on sert du pseudo folklore. Parfait, on part à 4 avec un jeune couple de français... du sud-ouest ! Dieu que c'est bon d'entendre l'accent ! Chloé et Arnaud, tellement excellents qu'on va faire un bout de route avec eux.

Le jour dans ces hauteurs est éclatant. Le soleil frappe sec. Rapidement l'eau du lac tourne en un beau bleu sombre émaillé de lumière.




Le bateau fait une première pause sur les îles artificielles du peuple Uros. Depuis 5 siècles et l'invasion inca, cette ethnie a trouvé refuge sur les eaux du lac, construisant des îles de roseaux arrimés tels de gigantesques radeaux au fond vaseux... Incroyable. Le sol est souple comme un trampoline. Quand les roseaux pourrissent, on en rajoute une couche. Maisons, bateaux, tout est tissé, tressé.























Ça pourrait être sublime sans les groupes de touristes. Faut voir l'invasion. Comment les gens respectent rien. Viens que je t'attrape le sauvage, mets-toi là, souris pour la photo et prend ton nuevo sole (20 centimes d'euro).

Heureusement on se retrouve vite à nouveau tous les cinq, Chloé, Arnaud, Olga et nous. Sur l'île d'Amantani, on parle quechua, la langue inca. Les hommes portent des chapeaux noirs et les femmes des robes rouges. Ici, le lac est une mer d'eau douce. Pas d'électricité, pas de route, pas de bagnoles, pas de policiers, pas de voleurs, pas de chien. Quelques ânes et quelques moutons. De superbes vues sur le bleu de l'eau et la cordillère bolivienne enneigée. Les gens ici vivent en communauté - les relations sociales fonctionnent sur le principe de la réciprocité, je t'aide et tu m'aides.

Dans la cuisine de la maison (la seule pièce chaude), on nous cuisine d'incroyables plats au feu de bois, Truites du lac. Soupe de quinoa. Crêpes au petit dej. On boit des décoctions d'herbes du jardin. Olga nous amène voir le couché du soleil depuis Pachamama, montagne sacré (Terre Mère). Des portes de roche ponctuent l'ascension...

















Le spectacle est magnifique.
Notre guide est adorable. Pour les gens qui nous liraient et qui seraient dans le coin : allez trouver Olga (
olga_yina@hotmail.com) ! (saurez-vous trouver la vraie péruvienne au milieu de deux imposteurs ?)














On passe la nuit sous quatre couvertures en alpaga. Milliards d'étoiles. Nous n'avons jamais vu la voie lactée avec autant de précision.

Le lendemain, on visite une autre île, Taquile. Quelque chose de méditerranéen. Costumes traditionnels. Chaleur brûlante et air vif dès que tu passes à l'ombre.


Empruntant de jolis chemins pavés, on traverse Taquile de part en part. Tellement beau. Parfait.


Très belle rencontre avec Olga et sa maman. Jolies discussions. Voir un peu la vie des gens, ici. Ces deux jours passés loin du monde et de la civilisation font passer le Pérou dans le top 3 des destinations préférées d'Amélie.

Notre équipe :






En rentrant à l'hôtel, on apprend que la route qui relie Puno à Cuzco, notre prochaine destination est bloquée depuis plusieurs jours par une manifestation d'agriculteurs. Aucun bus ne part nous dit-on. Arnaud et Chloé finissent par trouver une compagnie qui tente le coup. On s'embarque avec eux... 30 dollars la balade. Cher. Le bus prend son temps pour arriver avec la nuit à Cuzco, espérant que la route sera dégagée... On visite des sites archéologiques inca et pré-inca en route.

On trouve les premières barricades à la nuit noire. Des rochers partout, certains blocs énormes au milieu de la route qui grimpe. Le bus manoeuvre et slalome entre les gravats. La boîte de vitesse pousse des hurlements. Ça tangue méchant. Ça gueule dans le bus dès qu'on s'approche de la ravine, à gauche. On arrive bien tendus. On quitte Chloé et Arnaud qui partent en trek pour Macchu Pichu...

Cuzco, c'est l'ancienne capitale inca, là où le premier fils du soleil a planté un bâton d'or dans le sol, marquant l'emplacement du "nombril du monde". Superbe ville tout en montée où les églises coloniales baroques se dressent sur les superbes murs incas. 


Plaza de armas. Superbes cloîtres disséminés.



Le tout en brique rouge, sous un soleil éclatant. Joli quartier de San Blas.




















On visite les sites incas des environs. Pour la première fois de notre voyage, on prend des tours organisés : on est un peu en roue libre, pour tout dire. Mais on a de la chance, on est les seuls gringos dans tout un bus de péruviens ! Des bonnes soeurs, des familles avec des bébés qui braillent. Avec un couple de chinois on est surnommés "le groupe des anglais" ! Les gens sont très prévenants avec nous. Ils nous font des sourires, veulent s'assurer qu'on comprend tout... Faut dire qu'on est morts de rire avec la guide dont on saisit un mot d'anglais sur 12 (elle nous explique que les incas, astronomes, étudiaient la "Milky Why ?") On finit par rejoindre le groupe espagnol...

Le problème de Cuzco, "capitale archéologique de l'Amérique" c'est qu'elle est ultra touristique. On est tout le temps sollicité. J'envoie des "yo no hablo inglès" à longueur de temps. On y mange mal et la nuit, les boîtes pour gringos, essentiellement anglo-saxons, font un boucan de tous les diables...

On est donc pas mécontents de partir visiter pour deux jours la vallée sacrée de l'Urubamba, là où se trouvent les plus importants sites incas de la région. Toujours en groupe organisé de péruviens ! On visite des marchés colorés. Pisac. Ollantaytambo. Murs prodigieux des bâtisseurs incas. Édifices splendides, profanes, religieux et militaires, tout à la fois.

Le bus nous laisse dans cette dernière ville pour qu'on y prenne le train (horriblement cher) qui mène à Agua Calientes, surnommé Macchu Pichu pueblo. De là, on comptait prendre un bus à l'aube pour avoir le site presque rien que pour nous... On présente nos billets au militaire qui fait office de contrôleur avant d'embarquer... et on se  fait virer comme des malpropres ! L'agence nous a fourgué des billets datés de la veille ! Quand je vous disais qu'on était en roue libre...

 

Nous voila donc sur un quai de gare, alors que la nuit est noire, dans un bled paumé d'une vallée paumée du Pérou ! Bien sûr tous les trains sont complets... On finit par atterrir dans un hôtel de bord de route glauque à souhait...

 

Heureusement, il restait de la place sur le train de 5h00 du mat, bondés d'insupportables français en groupe organisé (on est définitivement le peuple le plus râleur du monde)... On arrive à intuiter pour passer devant tous les groupes et monter dans le premier bus dispo. Ce dernier s'élève sur une route de montagne étroite, dans la forêt de nuages.


Nous voilà finalement arrivés avec quelques heures de retard à la "cité perdue des incas" ce rêve d'élégance qu'est Macchu Pichu.



Superbe état de conservation. Un bijou rehaussé d'un écrin incroyable : une montagne verte et dense, vertigineuse, dressée au beau milieu du ciel.

On passe cinq heures à se balader dans les ruines. Orchidées et fleurs sauvages.























La cité est immense. Magie évocatrice des ruines. Dément.
En se baladant on déloge les derniers habitants de Macchu Pichu : les lamas qui servent de tondeuses écologiques !

Invraisemblable que ce peuple qui ne connaissait pas l'écriture n'est pas ressenti le besoin de sculpter la pierre, de peindre des récits. J'imagine un peuple de la parole. Un peuple bavard. Encore plus incroyable que les gens qui ont bâti cette ville en haut d'une montagne (faut le voir pour réaliser l'exploit), cet empire qui s'étendaient de la Colombie au Chili ait pu être défait par quelques centaines de soudards à cheval,  les conquistadors.

Macchu Pichu, en plus d'être une oeuvre d'art, est un témoignage très émouvant.

 

 
On est de retour à Cuzco (où après avoir fait pleurer la dame de l'agence on s'est fait rembourser nos billets de train) et demain on prend l'avion pour Iquitos, la plus grande ville du monde qu'aucune route ne rejoint. Au bord de l'Amazone.

On va au coeur de la forêt amazonienne, à 140 kilomètres dans la jungle. On espère voir un maximum de bestioles et bien se marrer !

On vous embrasse très fort ! A très vite !

Jules et Amélie...

Par jules et amélie - Publié dans : Pérou
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Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 21:53

Holà, holà todos !

Bon avant toutes choses : Elsa, wahoo, bien sûr qu'on sera là, tu m'étonnes ! On est très heureux pour toi cousine... On souhaite un bon anniversaire à Marie-Claude, à Béné et à Seb (de Seb et Céline...) Merci pour vos commentaires  (je me suis rasé la barbe pour passer la frontière, au fait), on vous embrasse tous très fort...

On a donc atterri à Lima avec limite la boule au ventre... Car en lisant les horribles avertissements du Lonely Planet, on se demandait si on allait se faire assassiner à l'aéroport ou dans le taxi. Sans blague, enlèvements, faux policiers, détournements de bus, agressions systématiques, rabatteurs violents. Tu lis le guide et tu décides de finalement visiter la Suisse allemande.

De deux choses l'une, soit le pays a formidablement changé en 2 ans, soit le rédacteur du Lonely se baladait dans la ville avec un appareil photo long d'un mètre autour du cou et des billets de 100 dollars qui dépassaient du futal. Nous, depuis 10 jours qu'on est là, on découvre juste un pays stupéfiant de beauté dont les habitants sont le peuple le plus gentil, le plus paisible et le plus sympathique qu'on ait rencontré depuis le début de ce voyage. On arrive pas à comprendre ce qui pourrait être dangereux ici ( à partir du moment où l'on respecte les règles de base)...

On a eu un peu de mal à trouver un endroit correct pour dormir dans la capitale. Le premier soir, on a atterri dans la maison d'un Pirouette-cacahouète intégriste (une maison en carton remplie de crucifix, incroyable). Le lendemain, une adorable chambre impeccable dans ce qui s'est avérée être la pension où tout Lima vient faire la fête (40 types qui braillent devant la porte de ta chambre...), un peu usant à la longue.

 
Lima est une immense capitale bâtie au bord d'une mer grise dans laquelle personne ne se baigne. Pour se rendre dans son superbe centre historique, on prend les taxis les plus pourris et les moins chers de la planète (1 euro la course après négociation...)

Jolies places, anciens palaces, bâtiments coloniaux joliment conservés. 

On fait connaissance avec la ville pendant trois jours, mangeant dans des gargotes pop, buvant d'étranges mixtures dans les marchés (des mélanges de fruits amazoniens, des décoctions de macca et de quinoa...) On se fait aussi des restos scandaleusement cher (pour le pays) où l'on goûte au céviche, poisson cru mariné au citron vert et au piment.






















On part vers le sud-est.
8 heures de bus pour rejoindre Nazca. 8 heures à longer un désert gris qui s'étend jusqu'à l'horizon. Bidonvilles. Ciel d´un bleu acier. Pour passer le temps on nous fait jouer au Bingo dans le bus (Benjamin aurait adoré !) Amélie passe à rien de gagner une bouteille de Pisco ! Au fait, Nicho a raison, le Pisco sour, c'est trop bon...

Nazca est une petite ville pauvre et poussiéreuse, lovée au bord de la route panaméricaine, cette bande d'asphalte qui s'étend de l'Alaska à la Patagonie chilienne. Dans le hall de notre hôtel prétentieux, Joe Dassin, étrangement, passe en boucle.

Que vient on faire dans ce néant ? Il y a plus de 2000 ans, la civilisation nazca a tracé dans le désert d'immenses dessins géométriques uniquement visibles du ciel. Un mystère archéologique.

Pour les voir, on prend un coucou flippant (un minuscule avion de 5 places) au petit matin. Franchement, faut avoir l'estomac bien accroché... Je trouve le spectacle de ces dessins du désert incroyable pendant qu'Amélie passe le pire moment de son voyage. On est secoué de gauche à droite (histoire que tout le monde voit bien) et de haut en bas avec les turbulences...

 


A gauche un dessin sur une montagne ! Et après on va me dire qu'ils n'existent pas !

On prend un bus de nuit pour Arequipa que nous atteignons au petit matin. 2350 metres. Les Andes. Cette ville est une merveille. Entourée de volcans enneigés au sommets desquels les Incas allaient sacrifier de jeunes enfants. Construite en pierre blanche. Places superbes, discrètres ou monumentales.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au milieu, le monastère de Santa Catalina, véritable ville dans la ville. Ruelles de pierre de taille rouge et bleue au coeur de la cité blanche : féerique.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On adore Arequipa, le genre de ville où l'on pourrait s'installer... (mais non on rentre dans trois semaines, promis !)

On part deux jours en excursion dans le cañón del Colca, le plus profond du monde (deux fois le Grand canyon américain). On s'installe à Chivay (3600 mètres d'altitude), au coeur de cet endroit sublime. Les habitants sont magnifiques. Les femmes andines portent des vestes colorées et des chapeaux-melon. Beaux visages anguleux et sombres.


Pour arriver jusqu'ici, on a franchi un col à 4910 mètres d'altitude. Passer au-dessus du Mont Blanc en mini-bus. Dur. Le moindre pas sur l'altiplano (le haut plateau andin) coûte. Lamas, vigognes et Alpagas. Paysage de caillasse. Au loin la chaîne enneigée des Andes.  


Pour lutter contre le mal des montagnes, une seule solution : mâcher et boire des feuilles de coca (maté de coca). Cela te fait passer le mal de tête et te redonne l'usage de tes jambes.

  



















Le lendemain, à 6 heures on part voir les cultures en terrasse héritées de l'Empire Inca qui tapissent le ventre du canyon. Superbes couleurs. Le temps est magnifique au Pérou. Journées ensoleillées et chaudes, nuits fraîches, voire glaciales.

On se pose pour assister pendant plus d'une heure au vol majestueux des condors. 15 kilos. 3 mètres d'envergure. Le tout se déplaçant avec une grâce vertigineuse. Un moment béni.

Ce pays est incroyable. Ses habitants superbes, adorables. Souriants. Le tout nous évoque beaucoup le Népal (que nous avions adoré) avec plus de couleurs, plus de fêtes (on a assisté à des danses sur la place d'un village). On est rentré à Aréquipa brisés de fatigue.

On s'est bien reposé et demain on file à Puno, sur les rives du lac Titicaca, à 3800 mètres d'altitude. On aurait aimé vous montrer plus d'images, mais les connections péruviennes rament un  peu...

Franchement, pour l'instant, le Pérou, on est fan !

On vous embrasse très fort,

Jules et Amélie











Par jules et amélie - Publié dans : Pérou
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Jeudi 7 mai 2009 4 07 /05 /Mai /2009 18:33

Hola todos !

En direct de Lima, on va solder nos aventures argentines, histoire de se lancer bien concentrés sur la piste des Incas... Pendant que je vous raconte tout ça, Amélie aide une dame à taper  son CV sur l'ordinateur. Le tout en espagnol, s'il vous plaît !

On espère que vous êtes tous en forme et merci pour tous vos commentaires, on pense bien fort à vous !


 Nous vous avions laissés au retour d'El Chalten, cette triste petite ville patagone, à quelques heures de prendre le bus pour Bariloche, 2000 kilomètres plus au nord. Avant d'embarquer, on a enfin bu le maté, cette boisson traditionnelle dont sont fous les argentins. On les voit dans la rue, se balader avec un thermos pour avoir toujours du maté bien chaud sous la main...

Difficile d'imaginer une boisson plus amère. Cela évoque un thé vert extrêmement âcre, difficile à avaler... pas une boisson pour les gringos.

Nous quittons la région des glaciers pour retrouver le climat plus clément du Nord. 30 heures de bus, c'est pas rien. Heureusement, ils sont très confortables. On voyage en bus cama, un siège qui s'incline presque à l'horizontale, l'équivalent des fauteuils première classe dans les avions. On nous passe 6 films ! La route est très belle. Longeant la côte atlantique. Prodigieux couché de soleil.

Long tout de même. Le temps de sympathiser avec tes compagnons de voyage. Incroyable le nombre de gens sur la route. Venant de partout et y  retournant par tous les chemins possibles.

Bariloche, c'est donc la Suisse argentine. Chalets de bois et Saint-Bernard qui posent en photo pour les touristes argentins.


Très rigolo. Du chocolat partout. Fondue au fromage. On a fait plus dépaysant, mais après tout pourquoi pas...


Il y a  juste cette marque de chocolat-la qu'on a pas essayé, on ne sait pas pourquoi, on s'est méfié:


Plus sérieusement, le coin est magnifique. Le soleil brille sur la myriade de lacs que l'on trouve dans la région. Il fait plus chaud. Le paysage est plus vert. Odeur de pins.













On monte une colline laissant voir un panorama incroyable.







Le lendemain, on se loue une voiture pour faire une boucle autour de Bariloche dans la région dite des 7 lacs. Notre bolide, une Corsa sans la direction assistée. La route, une piste de graviers qui s'élance dans la montagne, passant des cols et longeant des lacs. A la manoeuvre Amélie, que je renomme Fangiette pour l'occasion.

 

 

 

Plus on monte, plus les couleurs de l'automne se révèlent, une fois de plus, sublimes. Les arbres sont rouges, orange, violets. Les argentins tracent comme des furieux dans ce paysage avec leurs énormes 4X4. Dans la poussière, on a l'air fin avec la corsa.















Ça grimpe dans le coin et visiblement, si tu ne vas pas assez vite, tu te fais truffer au plomb !











Après une nuit à Saint Martin de los Andes (et un caprice pour manger une fondue au fromage) on a reprit la route pour longer ces 7 fameux lacs. On se lève avec la pluie. Un temps à ne pas mettre un cochon mexicain dehors.

Fangiette, toujours au volant, pilote sur les pistes détrempées qui filent dans la forêt.



 


On compte les lacs, mais on s'arrête peu. Les montagnes sont couvertes de brume. On ne soulève plus de la poussière, mais des gerbes de boue. La pluie relève l'odeur délicieuse de la forêt.



On se trouve un endroit merveilleux pour dormir, un petit appartement tout en bois dans la forêt. Le genre de coin où on serait resté une bonne semaine. La ville un peu plus bas, Villa la Angostura, est une station de ski et dans le coin on joue à fond la carte Alpes suisses...





Lovée autour d'un joli lac, sa principale attraction est un bosquet d'arrayanes, ces arbres rouges qui ressemblent à des eucalyptus, qu'on atteint en bateau. Agréable balade.


















 On repart dans la foulée prendre notre avion à Bariloche (un vol réservé depuis le Brésil). Arérolineas Argentinas, cette maudite compagnie qui change ses vols d'horaire et d'aéroport sans prévenir personne, nous annonce que le nôtre est purement et simplement annulé. Vu qu'on nous offre un hôtel 5 étoiles pour se faire pardonner, on ne leur en veut pas trop ! Pas mal le luxe tout de même !

On finit tout de même par arriver à Buenos Aires le lendemain. Pas le temps de visiter quoi que ce soit, dommage. On aura même pas vu la Boca, petit regret. Assez content de retrouver la chaleur et de quitter la patagonie. Cette région était superbe mais vraiment hostile. On en ressort épuisés.

A l'arrivée à l'aéroport de Lima, on est accueillit par des gens en blouse blanche, portant des masques et des gants. On nous dit cependant qu'il n'y a aucun cas de grippe A au Pérou (puisque le malade recensé sur le territoire est argentin, appréciez la nuance...)

Le chauffeur qui aurait du venir nous chercher ne se pointe pas. On l'appelle finalement et il roule comme un possédé dans les quartiers insalubres du port. Notre hôtel est sordide (le Lonely planet est un guide qui ne vaut rien non plus, au fait) Arrgh !

C'est ce qu'on appelle une arrivée rock'n'roll indien, un faux départ. On s'est trouvé un bon hôtel propre et pas cher par nous-même et on s'apprête enfin à découvrir, avec pas mal d'excitation, notre dernière étape de ce privilège incroyable qu'est notre voyage. Tout va bien. Les péruviens ont l'air plus sympa que les argentins (de vrais luchonnais, pour ceux qui connaissent)...

On vous embrasse très fort (j'abrège car cet ordi est en train de me rendre fou)

Jules et Amélie

Par jules et amélie - Publié dans : Argentina-Chile
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